What sorrow
beside your sadness
and what beauty
W.C. WILLIAMS
Tes paupières ont accueilli trop de choses,
l’attention a brûlé tes cils.
Trop de chemins t’ont répétée,
étreinte, poursuivie.La ville depuis des siècles te dévore,
mais pour toi s’égare, rêve et débâcle
de lumières et de pluies, larmes séniles
sur la fille qui passe,
fébrile, indomptable, au delà du temps, au delà d’un lieu.Reviens! crient les vieux de Santa Maria del Pianto,
la ronde de la piscine de Siloé
avec les chiens, les hybrides, les spectres
qui ne savent pas et que toi tu sais
enracinés avec toi
dans le gluten bleu de l’asphalte,
et qui croient en ta fleur qui flambe, blanche –
puisque tous nous vivons d’étoiles éteintes.
dans Cristina Campo, Le Tibre Absence. Poème traduits et présentés par Monique Baccelli, Arfuyen1996 (pour la traduction française – 1991 Adelphi pour l’édition originale)? p. 41

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